Haïti : l'envie d'aider submergée par l'émotion sur Rennes.maville.com

Publié le par Collectif 35 des amis d'Haïti

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Actualité - Vendredi 15 janvier 2010


Haïti : l'envie d'aider submergée par l'émotion


Roselyne Lefrançois, l'adjointe aux affaires internationales, a répondu favorablement, hier soir à Maurepas, aux associations réclamant qu'une ligne téléphonique internationale soit gratuitement ouverte à la Mir.
Roselyne Lefrançois, l'adjointe aux affaires internationales, a répondu favorablement, hier soir à Maurepas, aux associations réclamant qu'une ligne téléphonique internationale soit gratuitement ouverte à la Mir.

Pas simple de tenir une réunion à deux jours du terrible séisme. Malgré les larmes, un soutien concret du milieu associatif aux Haïtiens a commencé à se dessiner, hier soir, à Maurepas.

Merci Seigneur !

La réunion vient à peine de commencer dans une salle du presbytère de l'église Saint-Laurent. Il y a là une trentaine de personnes, représentant le monde associatif, ou de simples citoyens, émus par le drame haïtien. Soudain, un portable sonne. Marylise Avril s'éclipse, puis revient et s'effondre. « J'ai eu mon frère au téléphone. Il est vivant. Merci Seigneur ! » Le reste de la famille de cette jeune Haïtienne de Rennes vit dans un village. Tout le monde est sauf, mais a tout perdu dans la catastrophe. « C'est la première fois que mon frère arrive à me joindre de Port-au-Prince, se réjouit Marylise. Depuis deux jours, j'ai la peur au ventre. Je ne dors plus, je ne mange plus... »

Angoisse

Il est, bien sûr, question de dons en argent. Unanimement, l'assemblée décide de cibler les bénéficiaires, via notamment les associations du collectif 35 des amis d'Haïti. Au fond de la salle, une Rennaise prend la parole, pleure à chaudes larmes. Les siennes traduisent une angoisse bouleversante : elle vient d'adopter un enfant de là-bas, resté en Haïti en attendant que la procédure arrive à son terme. « Sa crèche à Fontamara, au sud du pays, s'est effondrée, sanglote-t-elle. Les enfants sont sous les décombres. Les gens disent qu'on les entend, mais aucun sauveteur n'est encore intervenu. » A la détresse des proches, des ressortissants, s'ajoute celle, tout aussi terrible, des parents adoptants.

Permanence à la Mir

Très concrètement, une permanence s'ouvre, à partir de ce vendredi, à la Maison internationale, quai Chateaubriand. De 9 h à 22 h, une ligne téléphonique internationale est ouverte, gratuitement, aux Rennais d'origine haïtienne, aux associations locales porteuses de projets avec Haïti, ainsi qu'aux parents adoptants. Des dons y sont également collectés, en espèceS ou en chèques libellés à l'ordre de Solidarité 35 Haïti. « Un compte spécial va être ouvert, » précise Didier Moreau. Le président de l'association « Haïti couleurs, Haïti chaleur » n'oublie pas les Haïtiens de Rennes. « L'absence de communication, les images qui tournent en boucle à la télévision les mettent dans un état de stress terrible. Si notre pensée est là-bas, ils ont aussi besoin de notre soutien. »

Concerts halle Martenot

Parmi les idées émises hier soir : celle d'une journée, voire d'un week-end, sous la halle Martenot, place des Lices, avec exposition, vente de gâteaux et, surtout, scène ouverte qui permettrait à des artistes haïtiens, mais aussi locaux, de se produire. Les recettes iraient évidemment aux victimes de la catastrophe. Dès demain samedi, il sera possible d'exprimer sa solidarité en écoutant la conteuse et comédienne haïtienne, Natacha Jeunesaintil, à 20 h 30, à la Maison du Ronceray, rue de la Poterie.

Benoit LE BRETON.
Ouest-France

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